Un "Œdipe" massacré sans complexe par la Fura dels Baus – LeMonde.fr
Publicado por habitués en octubre 25, 2011
Le Monde (Francia)
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Un "Œdipe" massacré sans complexe par la Fura dels Baus
Critique |
| 24.10.11 | 15h04 • Mis à jour le 24.10.11 |
Bruxelles Envoyé spécial – Œdipe, de Georges Enesco (le compositeur roumain, 1881-1955, français d’adoption et parisien depuis son adolescence, a francisé son patronyme original, George Enescu), est une partition singulière, passionnante, composée (en français) pendant une très longue période de temps (1910-1931), qui n’a pas encombré les scènes lyriques depuis sa création, en 1936, à l’Opéra de Paris. Après la production toulousaine de 2008, celle du Festival de Bucarest, en septembre, voici la tragédie lyrique à l’affiche du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles.
D’une rare exigence en ce qui concerne l’orchestre, fourni (mais avec de nombreux passages chambristes et une palette de couleurs et textures raffinées), son langage, à nul autre pareil, semble être le fruit d’une rencontre entre Gabriel Fauré (le maître de Georges Enesco), pour le dépouillement modal et grégorien, et Karol Szymanowski (pour la luxuriance orgiaque de certains passages), le tout baigné parfois par l’étrangeté lunaire de Leos Janacek. Avec beaucoup de Roumanie autour, il va de soi.
Faussé
On imagine quelle beauté serait celle d’une exécution qui respecterait la plastique "à l’antique" des choeurs et la richesse méticuleuse de cette écriture. Mais on en est très loin, par la faute d’un chœur sans tenue et d’un orchestre catastrophique (intonation, mise en place, soin des équilibres). Le jeune chef britannique Leo Hussain semble apte mais il rajoute de la sentimentalité sur ce fond d’exécution sale, produisant un résultat terrifiant et faussé.
La distribution entendue (une seconde est affichée en alternance) est pour l’essentiel mal chantante (français massacré, voix ordinaires ou fatiguées). Seuls quelques seconds rôles, dont celui de la Sphinge, tenu par une Marie-Nicole Lemieux hystérique, sortent du lot. Dietrich Henschel n’a pas l’étoffe du rôle-titre : on l’entend mal, voire pas du tout dans le grave de sa tessiture ; son français est compréhensible mais fautif.
Le collectif espagnol La Fura dels Baus finit par produire à la chaîne des spectacles trop prévisibles. Au fond, cette mise en scène d’Œdipe - où la direction d’acteur est pratiquement inexistante – recycle de vieux poncifs (gestuelle banale, disposition sans imagination des masses chorales). Le tout a juste l’air "moderne" car sis dans un cadre postatomique et industriel, boueux et bâché de plastique. Un moment suscite même le fou rire : l’arrivée de Thésée et sa troupe, encapuchonnés dans une combinaison prophylactique blanche qui leur donne l’allure de comédiens jouant une armée de spermatozoïdes dans un documentaire d’éducation sexuelle pour les enfants.
Ce spectacle, coproduit par l’Opéra de Paris, y sera présenté en 2016, avec, on l’espère, une distribution rectifiée, un chef de la trempe de Philippe Jordan à la tête d’un Orchestre de l’Opéra dont on espère qu’il donnera enfin à cette étonnante musique une interprétation digne d’elle.
Œdipe de Georges Enesco. Théâtre de la Monnaie, 23, rue Léopold, 1000 Bruxelles, jusqu’au 6 novembre. 20 heures sauf le dimanche à 15 heures. De 10 € à 115€. Tél. : 00-32-2-229-1384. Sur le Web : Lamonnaie.be.
Renaud Machart
Article paru dans l’édition du 25.10.11
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6 comentarios hacia “Un "Œdipe" massacré sans complexe par la Fura dels Baus – LeMonde.fr”
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elarcadigital
Carlos escribió
¡ Que alegría: Un “Edipo” masacrado sin complejo por “La Fura dels Baus”, como reza el título !
Esta es la puesta de la ópera de Enescu que veremos en 2012 durante la temporada oficial del Colón.
Ya nos podemos ir haciendo una idea de lo que nos espera.
Mariangeles escribió
Carlos, a mí me gustó esta parte: «Básicamente, esta puesta en escena de Edipo – la dirección de actores es prácticamente inexistente – recicla viejos clichés (gestos triviales, una disposición grupal del coro carente de imaginación) [...] Un momento produce risa: la llegada de Teseo y su gente, encapuchados con una especie de profiláctico blanco, parecen comediantes que interpretan un ejército de espermatozoides en un documental de educación sexual para niños».
A la Fura le atrasa el reloj. Ya no asustan a nadie porque sus ideas además de ya vistas son vacías.
Otra vez nos vienen a vender vanguardias apolilladas… ¡pero los críticos de acá van a decir que es una “maravisha”!
guillermo escribió
y yo que pensé que los críticos locales eran despiadados contra lo mediocre…
juan carlos escribió
guille , si los criticos fuesen despiadados contra lo mediocre , entonces CAFFI no estaria………..la fura del baus., no me preocuparia , ademas hay demasiados espermatozoides sueltos dentro del teatro…………pobre colon cada vez mas decadente en sus programaciones, si volviesemos en el tiempo , veriamos con agrado los titulos que teniamos y las puestas que haciamos , terminabamos muertos de trabajo pero con satisfaccion……
Alejandro escribió
No nos olvidemos que los críticos de los medios locales también son empleados del Colón.
juan carlos escribió
alejandro,……los criticos que son empleados, tambien son mediocres , y responden a los mismos mandos…..